Les Toitures

La couverture en tuile plate traditionnelle

Le village de Seine-Port est marqué par la grande homogénéité de ses toitures avec l’usage de la tuile plate qui y est quasiment systématique. Matériau local à l’origine, sa couleur s’harmonise avec les enduits traditionnels utilisés.

 

Un toit simple à double pans symétriques de 40° à 45° répond aux caractéristiques des tuiles plates traditionnelles. Elles mesurent approximativement 17 x 27cm et pèsent environ 1 kg. Elles seront posées à joints croisés à raison de 65 à 85 par m². Sur le pignon, le débord de la toiture ne doit pas dépasser.

Lorsque la pente du toit n’est pas suffisante ou pour des raisons d’économie, il est possible d’utiliser la tuile Neoplate® d’Imerys/Edilians de la couleur “chevreuse”. Ces tuiles présentent un aspect presque identique à la tuile ancienne et sont recommandées par les architectes du patrimoine.

La cheminée

De tous temps, la cheminée où brûlait le bois était l’âme de la maison. Si nous avons aujourd’hui d’autres moyens de chauffage, la cheminée reste un élément essentiel de l’architecture de la maison.

 

Généralement, la cheminée est intégrée à un mur pignon ou à un mur de refend. Sa construction doit obéir à des règles de sécurité sans oublier les caractères esthétiques.

 

La souche (partie visible du conduit de la cheminée qui est au-dessus du toit) est en brique rouge, généralement. Il faut privilégier cette couleur car elle est intemporelle.

 

Cette souche est coiffée d’un couronnement légèrement saillant pour une meilleure protection de la pluie et des retombées de suie. Elle doit être d’une hauteur d’environ 40 cm au-dessus du faîtage.

 

Dans un souci d’économie et d’esthétique, les souches de cheminée doivent être implantées le plus près possible du faîtage. Cela permet une intégration plus discrète dans le toit et une amélioration du tirage (le conduit est en majeure partie intégré dans des combles isolés).  Elles ne doivent, pour ces mêmes raisons, jamais être implantées à l’extérieur des constructions.

 

Les proportions des souches doivent être généreuses, voire massives.

Ruellées, rives et corniches

Les tuiles sont tranchées et scellées sur les pignons avec un dévers rejetant l’eau à l’intérieur de la couverture. Une ruellée en prolongement de l’enduit surmonte la rive. Une ruellée est formée d’un bourrelet au mortier de chaux pour empêcher l’eau de s’écouler sur le pignon.

En façade la corniche au plâtre est moulurée.

Les corniches bien faites ne s’entretiennent pas et durent très longtemps. En outre elles coûtent moins cher que les débordements de toitures dont il faut repeindre constamment les bois de charpente.

Les gouttières

La réglementation oblige à canaliser les eaux pluviales des toits.

Les gouttières doivent s’intégrer le plus discrètement possible. Solide et de bonne résistance à la corrosion, le zinc sera utilisé. Le cuivre peut être privilégié car il a une durée de vie supérieure, mais il est plus coûteux. 

 

Les gouttières en PVC sont interdites. Inesthétiques, ces gouttières affichent une résistance médiocre sur la durée et contre les intempéries.

Les Lucarnes

Accessoires de toit, les lucarnes jouent un rôle important dans la composition générale d’un bâtiment tant par leur forme, leur volume que leur fonction. 

 

Les lucarnes de la maison traditionnelle, à Seine-Port, sont réalisées en charpente bois, à capucine (couverte à trois pentes) ou parfois à pignon (couvertes à deux pentes). Elles sont implantées à l’aplomb de la façade, soit au-dessus de la corniche (lucarnes sur le versant de toit) soit plus bas (lucarnes engagées dans le mur).

 

Pour une meilleure harmonie visuelle, elles sont en général implantées à l’aplomb des travées des fenêtres de la façade.

En zone protégée à Seine-port, les lucarnes nouvelles sont autorisées si elles correspondent à la restitution d’une lucarne disparue ou bien si elles ne nuisent pas à l’équilibre du volume. Il s’agit de ne pas trop alourdir l’aspect de votre maison, en les multipliant.

 

Les châssis de toits

Les châssis de toit (ou tabatières), qui permettent, eux aussi, l’éclairage des volumes sous pentes, doivent être de dimensions limitées (0.80 x 1 m maximum). Il est recommandé de choisir des châssis traditionnels métalliques.

Sauf dans le cas d’un remplacement, les châssis de toits sont posés sur des versants de couverture non visibles de l’espace public. Leur nombre doit être limité à deux par versant de couverture.

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